Ituri : des Casques bleus repoussent une attaque de miliciens contre un camp de déplacés à Djaiba
Les Casques bleus de la MONUSCO ont évacué les blessés vers l’hôpital de Fataki pour y recevoir des soins, tandis que d’autres ont été pris en charge sur place par l’équipe médicale de la Mission
Des miliciens du groupe armé Codeco ont attaqué dans la nuit du 9 février le site des déplacés internes de Djaiba, dans le territoire de Djugu, en Ituri. Alertés par les assistants de liaison communautaires de la MONUSCO, les Casques bleus népalais sont immédiatement intervenus pour repousser l’attaque et protéger les déplacés ainsi que les habitants des environs.
Face à cette riposte, les assaillants ont pris la fuite, mais avaient malheureusement déjà tué une femme déplacée près du site de Djaiba et blessé dix autres personnes. Les Casques bleus de la MONUSCO ont évacué les blessés vers l’hôpital de Fataki pour y recevoir des soins, tandis que d’autres ont été pris en charge sur place par l’équipe médicale de la Mission.
"Grâce à l’intervention de la MONUSCO, les assaillants ont fui ce qui m’a permis de me sauver. La MONUSCO est venue me chercher là où je m’étais cachée après avoir été blessée à la main droite. Ils m’ont sécurisée avec mon bébé, m’ont administré les premiers soins et ont veillé sur nous toute la nuit, alors que nous avions trouvé refuge devant leur base," raconte une déplacée, transférée par la suite à Fataki.
"Ce matin, j’ai été évacuée vers l’hôpital général de Fataki, tandis que les autres déplacés ont regagné le camp. Grâce à l’intervention rapide de la MONUSCO, j’ai survécu, même si j’ai failli perdre la main droite," ajoute-t-elle.
Dans la même nuit, une autre attaque de miliciens Codeco a été signalée dans la localité de Sanduku 1, où un homme a été tué et un autre pris en otage, selon des sources sécuritaires locales.
Pris de panique, de nombreux déplacés et habitants de Fataki et Djaiba ont cherché refuge aux abords de la base de la MONUSCO. Les Casques bleus népalais ont intensifié leurs patrouilles durant la nuit pour contenir la menace et assurer la sécurité des civils.
Des représentants de la société civile locale ont salué la réactivité de la MONUSCO. "Nous apprécions la promptitude avec laquelle la MONUSCO est intervenue dès que nous l’avons alertée. Cela a permis de sauver de nombreuses vies et de repousser l’attaque des assaillants," a déclaré un membre de la société civile.
Une réunion conjointe FARDC-MONUSCO s’est tenue lundi 11 février à Fataki afin de renforcer les mécanismes de protection des civils, en particulier des déplacés vivant dans des camps, régulièrement ciblés par des groupes armés.
Distribué par APO Group pour Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).